1. Après un an passé à la Real Sociedad, quel bilan tirez-vous de cette expérience à titre personnel ?
Ce fut une année enrichissante par rapport au contexte de la Liga, de son niveau de jeu et mais aussi compte-tenu de l’engouement médiatique qu'elle suscite. C’est selon moi le meilleur championnat du monde.
2. Avez-vous changé vos méthodes d’entraînement en passant de Valenciennes à la Real Sociedad ? On sait que la Ligue 1 est réputée pour être un championnat plus physique que la Liga, mais aussi moins technique…
Pas du tout. J’ai été recruté sur mes méthodes et mes principes de jeu. J’avais en France une réputation d’entraîneur plutôt technique et j’ai continué sur ce même créneau. Je pense que les dirigeants du club ont recruté un coach étranger pour qu’il amène une touche différente à ce qu’ils avaient déjà.
3. Dans le vestiaire, pendant une causerie d’avant-match ou à la mi-temps d’une rencontre, de quelle manière votre carrière passée de joueur vous aide-t-elle ?
(Sourire) Cela fait longtemps que je ne suis plus joueur et c’est vraiment l’analyse de l’entraîneur, même si j’ai été joueur, qui influe sur mon discours.
4. Comment votre arrivée a été jugée en Espagne ? Vous étiez assez méconnu lors de votre arrivée de l’autre coté des Pyrénées.
Le club avait eu une bonne expérience avec Raynald Denoueix dans les années 2000 (ndlr : Denoueix a entraîné le club basque de 2002 à 2004, et terminé deuxième du championnat en 2003 derrière le Real Madrid). Les dirigeants ont souhaité la renouveler et retrouver un coach français. Cela a été bien accueilli au départ et ensuite fluctué en fonction des résultats.
5. Y a-t-il une pression supplémentaire quand on est un entraîneur étranger en Liga ? Les médias sont-ils plus critiques ?
Je suis à la tête d’un club basque, où une forte identité régionale est présente. On attend donc beaucoup des joueurs ou des entraîneurs étrangers mais c’est un bon challenge à relever.
6. On a l’impression que depuis la fin de votre carrière, vous passez des paliers. Vous avec été directeur administratif de Caen en 2001, puis entraîneur adjoint à Toulouse, Bastia, avec la sélection de Côte d’Ivoire et enfin entraîneur à l’US Boulogne pendant 5 ans et à Valenciennes deux ans. Quelle est la prochaine étape ?
C’est plutôt en fonction des projets que l’on me propose que j’ai avancé jusqu’à présent. Les projets de Boulogne et Valenciennes m’attiraient, tout comme celui de la Real aujourd’hui. Je n’ai pas vraiment de plans de carrière même si c’est vrai que depuis mes débuts, je suis une bonne évolution.
7. La Real Sociedad a fini douzième de la Liga cette année, après des débuts compliqués et vous avez été confirmé pour la saison prochaine. Quel est l’objectif désormais pour le club ? Faire encore mieux, conserver Carlos Vela ? L’un ne va pas sans l’autre…
Tout à fait. On va essayer de conserver Carlos, qui nous a été prêté d’Arsenal et qui a réalisé une belle saison. J’ai amené aussi beaucoup de jeunes dans l’équipe et j’espère qu’ils vont bien progresser et continuer à faire progresser l’équipe. On fait preuve d’énormément d’ambition mais aussi d’humilité. On a vu que même un grand club comme Villareal est descendu cette année. Cela nous rappelle que la Liga reste un championnat extrêmement difficile.
Propos recueillis par Nicolas Sarnak